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Repères autour du plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger – partie 1


Il y a moins d’un mois la capitale fêtait la journée national de la cité millénaire autour de laquelle s’est développé des siècles durant la ville d’Alger jusqu’à donner la forme qu’on lui connait aujourd’hui avec la Casbah d’Alger.

La journée nationale dédiée à ce patrimoine mondiale de l’humanité, classé par l’Unesco en 1992 revient le 23 février de chaque année pour mettre en avant les traditions qui régnait dans ce tissu urbain actuellement menaçant ruine mais aussi pour faire le point sur les différents programmes de réhabilitation de la vieille cité et qui peinent à sortir la Casbah de son agonie.

Depuis 2012 le gouvernement a manifesté un très grand intérêt pour la  Casbah d’Alger en adoptant le Plan permanant de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la Casbah d’Alger, sous forme de texte de loi pour réglementer les opérations de restauration, financé à hauteur de 90 milliards de dinars sur une durée de dix ans même si le démarrage du plan dans les zones habitées de la Casbah se fait toujours attendre trois ans plus tard.

Pour offrir plus de visibilité à nos lecteurs nous vous proposons une vision d’ensemble sur les dispositions majeures prévues par ce plan dont on entend souvent parler.

Le plan prévoit de redonner à la Casbah d’Alger son visage originel, en insistant sur les sites historiques, tout en proposant une solution définitive alliant la protection d’une cité à la valeur hautement historique et culturelle au maintien d’une partie de la population qui l’habite de façon permanente depuis plusieurs générations.

Il est également prévu dans ce plan de reconstruire à l’identique les quelques 400 bâtisses effondrées pour renforcer l’ensemble du tissu urbain, puisqu’actuellement les assiettes de terrains vide représentent un très grand danger pour les maisons voisines dans un tissu interdépendant, avant de s’atteler à la restauration des maisons mauresques, mosquées et bâti colonial.

En vertu de ce texte de loi, aucune modification non autorisée par le ministère de la Culture ou ses offices n’est permise, alors que les constructions récentes ou illicites, qui comportent également les extensions et surélévations,  seront tout bonnement rasées.

En amont et en avale de  la réhabilitation le plan prévoit aussi de prendre en charge les problèmes d’assainissement, d’infiltration capillaire, d’évacuation des eaux pluviales, d’alimentation en eau potable et en énergie sans que cela ne défigure la cité.

Ce  plan a été conçu pour être appliqué sur tout le secteur sauvegardé de la Casbah d’Alger, soit une superficie de 105 hectares et qui comporte en plus des douérates un second tissu de constructions d’époque coloniale.

Pour cette année le plan de sauvegarde n’a malheureusement connu aucune évolution en dehors du démarrage du chantier de restauration de la mosquée Ketchaoua et celui de la citadelle d’Alger qui arrive à près de 25% de taux d’avancement, les maisons de la Casbah qui abritent au moins 50 000 habitants attendent encore l’application du plan …

Mohamed Rafik

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