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L’Aïd El Adha durant la révolution, quand les anges s’emmêlent !


marchéEn 1956, le FLN demande aux musulmans de faire l’impasse sur le sacrifice de l’Aïd El Adha et de verser le montant du prix du mouton au fond de guerre. Ceux qui désobéissent méritent bien une leçon !

 Pendant la révolution, la majorité des algériens ne mangent pas à leur faim. Le mouton de l’Aïd El Adha était pour beaucoup la seule occasion de déguster de la viande presque à satiété.

Alors, lorsqu’en 1956, plus précisément le 12 février, le FLN ordonne aux musulmans de ne plus faire le sacrifice de l’Aïd tant que durera la lutte de libération et de verser le montant du prix du mouton au fond de guerre, le sacrifice sera double.

Pourtant, certaines familles récalcitrantes n’hésitent pas à égorger un mouton. Et dans les vieux quartiers musulmans, il est quasiment impossible d’agir dans la discrétion. Des militants actifs du FLN leur donneront une leçon qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Petite anecdote arrivée dans un vieux quartier de Tlemcen, un derb. Si El Mokhtar (nom de guerre), responsable d’une cellule à Tlemcen et habitant de ce derb, nous raconte les faits. C’était quelques mois avant son départ au maquis.

A l’arrivée de l’Aïd El Adha, il veille au respect de la consigne donnée par le FLN. Des agents l’informant qu’une famille dans le secteur a égorgé un mouton, il leur ordonne de saisir discrètement l’animal accroché et d’en faire don à des familles nécessiteuses.

En fin de matinée, alors qu’il rentre chez lui, sa mère lui demande s’il était au courant de ce qui s’est passé dans le quartier : la famille untel a égorgé un mouton et ce dernier a été volé par les anges ! La nouvelle a vite fait le tour du secteur. Evidemment, Si El Mokhtar ne dit rien à sa mère. Celle-ci -bien qu’ayant des doutes- ignore que son fils est engagé pour la cause nationale.

Alors que la révolution était encore à ses débuts et que l’adhésion populaire encore faible, ce genre de faits qui se sont certainement déroulé dans différentes régions du pays et à peu près dans les mêmes circonstances, ont aidé à croire au FLN. Quitte à verser dans la mythologie pour prouver que le parti avait bel et bien la bénédiction divine pour mener le combat contre l’occupant.

Z.M.

 

 

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