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Coiffure et apparat de la femme Mozabite


ghaLa coiffure a une grande importance chez la Mozabite, dont les cheveux tressés sont souvent imprégnés d’huile et mêlés de brins de laine.

Les nattes sont généralement défaites, et refaites le vendredi. Aucune femme ne se coiffe elle-même, ce travail est fait par sa mère, ou une parente, si ce n’est par une personne experte. 

La frange réservée à la femme mariée, disparaît à l’arrivée des premiers cheveux blancs. Le postiche du Mzab, fait de laine noire, ou de poils de chèvre, est placée en cordon dans chaque brin de tresse où il est dissimulé. On continue encore aujourd’hui, soit d’incinérer les cheveux qui  se détachent dans le peigne et de cacher les cendres avant de les jeter au vent, soit de les enterrer dans un cimetière ou de les jeter dans un puits…

La jeune mariée et la petite fille mettent dans leurs cheveux, les jours de fête, une fleur d’or, mais la première ajouteras d’autres accessoires. 

A la maison, la Mozabite, peut être nu-tête. Autrefois, elle se recouvrait du riche khomrî, ou du modeste ‘abroûq. Ce dernier désignait au XVII e siècle le foulard généralement blanc, des citadines et, au début du  XX e siècle, l’étamine noire des algéroises en deuil, tandis qu’à Tlemcen le ‘abrouq est une bande de soie accrochée à la chêchia.

Le ‘abrouq du Mzab, qui survit dans les cérémonies, est soyeux, orné de dessins ou de rayures, maintenu sous le menton par une broche d’or. Si le modèle est très grand, il est maintenu en arrière dans la ceinture que l’on noue dessus.

La mh’arma, est un  ‘abrouq plus élégant, est en soie or à grandes fleurs, bordée d’un liteau de teinte gaie.

Couramment aujourd’hui, les petits foulards de voile de rayonne ou de nylon, de teintes vives, souvent unies, couvrant la chevelure des Mozabites et ont, comme majoritairement sur tout le territoire algérien, remplacé la tenue/coiffure traditionnelle .

Le voile noire ‘adda, réservé naguère aux veuves, se voit encore chez certaines personnes âgées. 

Le bandeau noir chenbîr de la mariée, que l’on fixe à la base du catogan natté le dernier jour des fêtes du mariage, jadis le septième jour (maintenant le lendemain), est parfois mis au petit circoncis lorsqu’il part en visite chez de la famille. Le chebîr représente ainsi, un changement, une nouvelle étape dans la vie de la jeune fille, devenue femme, et du petit garçon, devenu jeune garçon.

Enfin, certaines nattes, étaient anciennement agrémentées d’une queue de chacal, ou d’un coquillage magique oûda, accompagné ou non de la main de Fatma ou d’un morceau de souffre enveloppé dans un sachet de cuir qui prenait place derrière l’oreille.

Aujourd’hui, ces ornements ne se voient plus que sur la mariée Mozabite.

 

Mira B.G

Sources : 

  1. « Le costume traditionnel Algérien », P. Pichault
  2. « Le tissage Mozabite », R. Parienti
  3. « La vie féminine du Mzab », A. M. Goichon

 

 

 

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