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Cela s’est passé un 26, 27 mars 1996 – La tragédie des moines de Tibhirine


000_1bc3io-min_0Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines trappistes français ont été enlevés et séquestrés durant plusieurs semaines par une vingtaine d’hommes armés. Un enlèvement revendiqué un mois plus tard par le GIA, qui menaçait d’égorger les moines.

Les frères Christian, Bruno, Christophe, Célestin, Luc, Paul et Michel avaient entre 45 ans et 82 ans. Deux mois plus tard, le 23 mai 1996, le même groupe terroriste revendiquait leur assassinat deux jours plus tôt, le 21 mai. Quelques jours après, sept têtes sont découvertes sur une route à 4 Km au nord-ouest de Médéa. Selon les expertises scientifiques effectuées sur la tête des sept moines, les moines ont été assassinés plusieurs semaines avant la découverte officielle des sept têtes.

Le Vatican a reconnu le martyre de Pierre Claverie, membre de l’Ordre des Frères prêcheurs, et de 18 religieux et religieuses «tués par haine de la foi, en Algérie de 1994 à 1996», précise le décret du Vatican.

Le destin tragique des moines de Tibhirine, emportés par la violence, avait inspiré le film du Français Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux (2010).

« Place du vivre ensemble »

Le 26 janvier 2018 était annoncée la béatification des moines de Tibhirine. La cérémonie officielle s’est déroulée le samedi 8 décembre 2018, à Oran, à la chapelle Notre-Dame de Santa-Cruz.

Cette chapelle surplombe la ville et son port. Récemment rénovée, son esplanade a été rebaptisée « Place du Vivre-ensemble ». Comme un symbole, c’est ici que s’est déroulée la célébration de la béatification de 19 religieux catholiques assassinés pendant la guerre civile, dont les 7 moines de Tihbirine. Jamais une telle célébration ne s’était tenue par le passé dans un pays musulman.  Pour l’Eglise catholique, cette cérémonie ne pouvait avoir lieu ailleurs qu’en Algérie, là où les religieux voulurent rester, coûte que coûte, malgré les tensions inter-religieuses croissantes dans les années 90.

C’était aussi l’occasion de marquer la bonne entente entre hommes de foi de toutes religions. Les dignitaires musulmans d’Oran se sont ainsi associés à la célébration en recevant dans la matinée les familles des bienheureux à la Grande mosquée Ibn Badis de la ville. « Cet événement, nous musulmans, nous y associons avec beaucoup de joie », a expliqué un imam d’Oran, Mostapha Jaber. « Ces martyrs chrétiens tués pendant cette tragédie nationale étaient des hommes de paix, des hommes de bonne foi, des hommes qui avaient une mission bien déterminée celle de répandre la paix ».

 

Synthèse Babzman.

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