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Cela s’est passé un 1er mars 1943, naissance de Mohamed Oulhaci


mohArtiste peintre, Mohamed Oulhaci peint comme il respire. Pour lui, le processus se fait quasiment mécaniquement, comme s’il était hypnotisé.

Mohamed Oulhaci est né le 1er mars 1943 à Ahfir (Maroc), un village frontalier avec l’Algérie, où il fait ses études, qu’il arrête avant la fin du lycée. Ses camarades algériens sont incorporés dans l’ALN, mais lui, handicapé, ne le sera pas. De 1961 à 1964 il enseigne en qualité d’instituteur à Ahfir, dans l’école qui l’avait accueillis enfant. Après l’indépendance, il s’installe à Oran et enseigne à l’école de garçons de Ras-el-Ain, puis à l’école de garçons Jean Jaurès de Sidi-Bel-Abbès où son père, refoulé du Maroc, s’est réfugié. Mais le métier d’éducateur ne le passionne pas. Il prend alors la décision de passer le concours d’entrée à l’Ecole des Beaux-arts d’Oran qu’il remporte, mais n’y étudiera qu’une seule année, malgré des résultats remarquables.

A u cours de cette année, il rejoint Alger et travaille à l’imprimerie pédagogique nationale (IPN), puis au centre national d’alphabétisation (CNA) entre 1966 et 1975, comme responsable du service impression. Dans ce centre, il bénéficie d’un stage de l’UNESCO en Arts graphiques, notamment la sérigraphie d’Art. en 1969, Mohamed Oulhaci revient à la peinture, avec un bref passage à la société des Beaux Arts d’Alger.

En mars 1970, il ose une première exposition de ses travaux, organisée à la salle El- Mouggar d’Alger. Les réactions sont positives et encourageantes pour l’artiste qui récidive en mars 1972 à la galerie Racim, à l’initiative de l’UNAP. Entre 1973 et 1974, il est Lauréat du grand prix de la ville d’Alger.

Au début de l’année 1975, Mohamed Oulhaci quitte Alger pour s’installer à Stidia (Mostaganem) et travaille au service de l’Animation Culturelle de l’Académie de la ville qu’il quitte au bout de trois ans. Depuis, se consacre entièrement à la peinture et participe régulièrement à des expositions et des manifestations artistiques, à Mostaganem et ailleurs.

Pour lui, peindre est naturel et à la limite mécanique. «Il doit sans doute y avoir une réflexion intérieure à la réalisation de telle ou telle toile, tout de même, je dois admettre que je peins sans réfléchir, comme s’il y avait une sorte de mécanique quand je me mets à peindre, ce n’est qu’après que je me rends compte que j’ai réalisé telle toile ».

Très influencé par l’art africain, de son œuvre se dégage une tristesse infinie et ses personnages sont d’éternels tourmentés. La femme y est très souvent représentée. «Au début, je peignais les femmes plus par provocation qu’autre chose, pour contribuer à faire imposer leur présence ; aujourd’hui, j’utilise dans mes toiles le thème des femmes comme étant un socle ».

Synthèse Z.M.

Sources :

  1. http://mama-dz.com
  2. http://mohamed-oulhaci.org
  3. El Kébir A. « Arts plastiques. Mohamed Oulhaci expose », publié dans Le Quotidien d’Oran du 27/06/2009
  4. « Dictionnaire encyclopédique de l’Algérie », par Achour Cheurfi. Editions ANEP, 2007

 

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