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Une ville, une histoire : Alger, partie II


algérien ancienne[…] Au début du  16ème siècle Alger fut gouvernée par un prince de la tribu des Thaaleba Selim Ben Toumi , et en ce temps là, l’ennemi était espagnol. Ainsi, avec la reconquista et la chute de grenade, des milliers d’Andalous chassés d’Espagne se réfugièrent à ALGER, donnant à la ville un essor dans tous les domaines (culturel, artistique, artisanal, commercial, construction de navires..). Les monarques espagnols courroucés, décidèrent de  poursuivre les exilés, jusqu’en Afrique du Nord.

c’est ainsi qu’après avoir occupé Mers-E-Kebir, Oran, Bougie ce fut au tour d’Alger, d’être envahie.  Le prince Selim Bentoumi pour éviter à  sa ville un sac certain, reconnaîtra la souveraineté de l’Espagne avec paiement d’un lourd tribut annuel et permettra la construction d’une forteresse sur l’un des plus grands îlots qui faisaient face à la ville! Nous sommes en 151O, et cette forteresse construite par Pedro Navarro appelée el penon ,se prononce‘’el peignon’’ . Elle est bardée de canons dirigés vers la ville et vers la mer, et allait devenir une véritable épine dans le cœur des Algérois, de par les exactions de ses occupants (2OO soldats) sous les ordres du commandant Martin de Varga.

Exaspérés les notables de la ville demandèrent au prince de faire appel à deux corsaires turc, terreur des espagnols en méditerranée pour les débarrasser des soldats du penon, une délégation  fut envoyée à JIJEL où se trouvaient les frères Arouj et Khair-Eddine alias Barberousse pour solliciter leur aide.

Arouj accepta et se rendit à Alger en compagnie de 5OO combattants où il fut reçu en libérateur, et loge au palais de la Jenina résidence du prince Selim Toumi.

Après de vaines tentatives pour venir à bout de la forteresse espagnole, Arouj quitta Alger en 1516 soit six mois après son arrivée et ce,  après la mort mystérieuse du prince Selim pour se rendre à Ténès et Tlemcen pour combattre les espagnols d’Oran, commandés par le marquis de COMARES.  Arouj trouvera la mort dans un combat épique  à RIO SALADO  près de Tlemcen en Mai 1518 et sa tête fut envoyée au roi d’Espagne.

Khair-Eddine son frère, lui succéda sur le trône d’Alger dans la même année  et s’attela à l’organisation de la défense de la ville sans cesser ses attaques contre la forteresse;

Devant les multiples tentatives du roi d’Espagne pour conquérir Alger, dont celle conduite par Hugo de Moncade qui s’acheva par un désastre, Khair-eddine proposera aux notables de la ville de la placer sous la suzeraineté des Ottomans ennemis de l’Espagne. Une délégation fut envoyée vers SELIM Ier qui accepta, ce fut la naissance de la régence d’Alger (Août 1519) avec son gouvernement (diwan) son armée de janissaires, ses structures politico-économiques et sa marine. Khair-eddine   fut nommé Beylerbeys (super pacha) par le sultan ottoman.

(à suivre…)

B. Babaci

Écrivain-chercheur en histoire

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3 thoughts on “Une ville, une histoire : Alger, partie II

  1. zahia

    Bravo tres instructif ce que vous offrez aux Algeriens et Algeriennes sur tout ce qui s’est passé Merci beaucoup.

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  2. FUNKY AMAZIR

    Concernant la « mort mystérieuse  » de Selim Bentoumi, de nombreuses sources affirment que ce serait Arroudj lui-même qui aurait étranglé le vieux prince dans son bain afin de n avoir aucune concurrence pur avoir la main mise sur Alger.

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