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Thérapie par la musique suite et fin


gnEn faisant le tour des musiques reconnues pour leurs vertus thérapeutiques il est clair qu’elles sont généralement anciennes remontant parfois même à la préhistoire tout en restant confinées dans un cadre restreint, celui d’une confrérie ou d’une caste noble, qui en font profiter des adeptes comme c’est le cas chez les touaregs, chez les aïssaoua ou les diwan.

Mais aujourd’hui ces musiques et les pratiques et rituels qui gravitent autour subissent d’énormes pressions due notamment par l’évolution et le changement de l’environnement où vivent les praticiens, l’affaiblissement de la place qu’ils occupaient dans la communauté en plus d’une certaine volonté de folklorisation de ces musiques qui les ont obligé à sortir de leurs contextes initiaux.

L’évolution et les grands chamboulements qu’a connu l’environnement des touaregs ce dernier siècle dans l’espace de vie saharien la création des villes dans le grand sud, les plans de développement dans la région et l’établissement de populations étrangères à la communauté ont été très bouleversants pour des groupements qui ne partagent pas les mêmes croyances ni les mêmes que les autres et se sont vu souvent réduit au rang de troupes folkloriques alors qu’ils jouissaient jadis de celui de guérisseurs ou de nobles.

Chez les touaregs ces bouleversements se sont souvent traduit par un repli des communautés dans des zones restées fidèles à leur environnement originale auquel ils sont viscéralement rattachés et par une restriction plus sévère de ce genre de cérémonies qui se faisaient de plus en plus rares. Première lourde conséquence de cette situation le nombre de fabricantes et de joueuses d’Imzad se voit rétrécir jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus que cinq connues dans toute l’Algérie dans les années 2000 et le constat était encore plus accablant au Mali et au Niger.

D’autres genres musicaux et pratiques thérapeutiques ou cérémoniales ont également été frappés de plein fouet par les mêmes bouleversements mais ont réussit à préserver un minimum de transmission aux générations futures.

Mieux organisés dans le cocon des confréries, les aïssaoua et les diwans vivaient dans une sphère très restreinte qui n’a jusqu’à aujourd’hui pas encore livré tous ses secrets, permettant ainsi aux praticiens de préserver leur savoir-faire et leur rituels de la déperdition  et de toute influence néfaste à son authenticité.

Pourtant l’explosion médiatique de la musique diwan notamment grâce aux festivals chez nos voisins marocains et à quelques groupes de musiques algérienne comme Gnawa Diffusion a depuis une vingtaine d’années quelque peu désacralisé cette pratique en la replaçant au simple rang musical avec la multiplication des scènes le diwan a connu en Algérie une véritable démocratisation qui est arrivé même à poser des problématiques pour différencier le diwan de l’espace sacré et celui du profane.

Même si toutes ses pratiques sont anciennes un génie contemporain du luth a également brillé, malheureusement à l’étranger, par l’élaboration d’un tout nouveau style musical qu’il s’est approprié et auquel les occidentaux reconnaissent des vertus thérapeutique avérées qui sont aujourd’hui exploitées dans des centres de soin.

 Ce musicien de génie qui a choisi le luth comme instrument de soin psychiatrique est originaire de Kenadsa dans la wilaya de Bechar et s’appelle Alla, Abdallah Abdelaziz de son vrai nom et sa musique envoutante et apaisante il l’a nommé Foundou

 

Mohamed Rafik.

 Retrouvez les premières partie de ce dossier sur Babzman :

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-une-pratique-ancestrale-en-algerie-partie-i/

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-les-ceremonies-therapeutiques-chez-les-touaregs-partie-2/

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-le-savoir-faire-des-ouled-diwan/

  1. Illustration : Gnawa Diffusion lors d’une tournée en Algérie

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