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Thérapie par la musique : la transe des aissaoua


aiEn plus de la multitude de diwan cérémonieux qu’ils organisaient à différentes occasions, les praticiens du diwan se sont fait une réputation de réels thérapeutes au milieu des grandes familles de l’aristocratie ou des notables des grandes villes du pays pour qui ils organisaient souvent des cérémonies.

Provoquer la transe pour extérioriser les maux des disciples ou de quiconque veut bien croire en ce pouvoir de guérison mystique, organiser les cérémonies de ceux qui veulent bénir une nouvelle maison, un nouveau né ou tout autre événement de la vie de tout les jours, organiser les Ouaadates fédératrices qui réunissent les membres de toutes les confréries connues à travers le pays a fait des ouled diwan un acteur social aussi incontournable que discret.

La thérapie par la musique, l’organisation en confrérie et le rituel à cheval entre les croyances ancestrales et la religion musulmane n’est pas le propre du diwan dans le Maghreb une autre confrérie avec un style musicale différent fait avec des instruments différent s’est également fait connaître pour ses vertus thérapeutique basées sur la transe à savoir les Aissaoua.

Cette confrérie implantée sous différentes formes en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Lybie, en Egypte et même en Irak est devenue célèbre dans tout le monde arabe mais aussi en dehors grâce à sa musique mystique spirituelle caractérisée par l’utilisation de la ghaïta, d’un ensemble polyrythmique d’instruments de percussion qui ont beaucoup évolué et qui peuvent changer d’une confrérie à une autre  et cela pour assoir une chant collectif très mystique allant aussi à des récitation très typique du saint coran qui se font évidement sans instruments.

  La cérémonie rituelle, qui met en scène des danses symboliques amenant les participants à la transe, se déroule d’une part dans la sphère privée au cours de soirées domestiques organisées à la demande de particuliers, et d’autre part, dans la sphère publique lors des célébrations des fêtes comme les moussem qui sont aussi des pèlerinages où d’autres fêtes religieuses en plus de spectacles publics un peu plus élaboré et adapté pour la scène.

Très répandues à l’est du pays, les confréries aissaoua se sont également fait connaître par l’aspect hautement spectaculaire de leur numéro proche de ceux des fakirs qu’ils nomment Ellaab (le jeu), très apprécié dans les fêtes et célébrations populaires. 

Les aissaoua se démarquent des diwan d’abords par les instruments  puisqu’ils n’utilisent aucun instrument à corde et se basent plus sur la percussion puis par le texte, chanté uniquement en arabe, et  qui relève d’inspirations beaucoup plus ancrées dans l’islam sunnite et le dikr en plus d’un rythme très lent qui s’accélère lentement pour porter l’assistance à un but commun : la transe et la guérison

Mohamed Rafik

Retrouvez les premières partie de ce dossier sur Babzman :

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-une-pratique-ancestrale-en-algerie-partie-i/

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-les-ceremonies-therapeutiques-chez-les-touaregs-partie-2/

http://www.babzman.com/2015/therapie-par-la-musique-le-savoir-faire-des-ouled-diwan/

  1. Illustration : « Moqqadem des Aïssaoua » revêtus de la handira, pendant la procession de pèlerinage, encyclopédie berbère

 

 

 

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