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Soummâq سُمَاغْ/ سُماقْ


tulluthLe mot Soummâq سُماقْ, qui se prononce également ç’mâgh سُمَاغْ, « désigne une encre fabriquée traditionnellement dans les écoles coraniques avec de la laine sale, donc non débarrassée de son suint : une matière sortant du corps des moutons dont elle imprègne la toison ». On la brûle dans un poêlon jusqu’à ce qu’elle se carbonise et devienne suiffeuse.

Pour produire de l’encre, on fait réduire cette substance noire dans un récipient rempli d’une juste mesure d’eau.

Par la suite, on trempe la plume de roseau dans l’encre, pour écrire sur les tablettes préparées à cet effet, et qui constituent une sorte de palimpseste (parchemin ayant déjà été utilisé). La tablette est lavée pour effacer ce qui y était écrit puis, sur toute sa surface, on passe une pierre d’argile grisâtre, appelée çalçal. On laisser sécher, avant d’écrire à nouveau. 

Enfin, le mot « sumac », désignant une plante arbuste, est tiré de l’arabe summâq سُماقْ.

Mira B.G

Sources :

  1. Kaddour M’Hamsadji, « El qaçba zmen »
  2. http://ar.wikipedia.org/wiki/سماق

 

 

 

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