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Monuments funéraires royaux en Algérie – Partie 5 : Siga, la sépulture sans dépouille


sigaSi le plus vieux tombeau d’Afrique du nord, l’Imedghacen, craint aujourd’hui l’effondrement de ses pierres deux fois millénaires  à chaque grosse averse de  pluie ne comptant plus que sur des béquilles en bois rouge si familières aux habitant de la Casbah d’Alger et sur un simple grillage métallique.

Si le tombeau de l’unificateur de la Numidie reconnu à Carthage, à Rome, à Athènes et dans toutes les régions du Maghreb tombe peu à peu dans l’oubli et craint encore d’être détérioré  par des initiatives folles et non réfléchies de restauration ou juste défiguré par des inscriptions au feutre indélébile à la gloire de clubs de foot ou autres amourettes.

Il est un monument royal dédié à la mémoire d’un grand seigneur de la Numidie qui a régné sur les massaesyles pendant plus d’une décennie et qui avait réussit par la voie des armes à étendre son royaumes jusqu’aux frontières orientales à la mort du roi Gaya, père de Massinissa.

Il n’a pas connu la gloire de Massinissa son cousin lointain et frère ennemi de l’est mais lui aussi avait sa capitale, sa ville forte qu’il a perdu au grès des alliances douteuses et changeantes ballottées entre les deux grandes puissances mondiales de l’époque à savoir l’empire de Rome et celui de Carthage qui se divisait l’influence et les allégeances en Numidie avant son unification.

Comme lui, le tombeau qui est dédié à sa mémoire ne connait pas la gloire, étouffée comme son histoire à l’unification de la Numidie, ce tombeau d’architecture proche de celles des autres mausolées royaux numides est celui du roi Syphax, qui trône encore tant bien que mal, à moitié effondré, sur une colline de l’antique Siga.

Un pan de mur suggérant un édifice quasi circulaire composé de blocs de pierre de taille liés avec un mortier ou juste suturés par l’effet du temps et des sédiments c’est tout ce qui reste du tombeau érigé pour ce roi  ou alors il est aussi possible que le monument n’ait jamais été achevé vu que les vestiges n’y sont pas très imposant et que les dégâts infligés à la construction supposée entière sont trop important pour être l’œuvre unique du temps.

Autre particularité des lieux, ce monument à été bâti pour honoré la mémoire du roi et il a aussi très bien pu être construit après sa mort en 202 av-J.C. puisque la sépulture ne contient pas et n’a jamais contenu de dépouille, tout comme il est aussi possible que la construction ait été entamé de son vivant.

A la mort de Gaya, Syphax d’abord allié de Rome annexe les territoires de l’est aux siens et règne en maître sur la Numidie jusqu’au retour de Massinissa fils de Gaya et le changement de donne et l’inversion des alliances, en 203 il est fait prisonnier par l’armée romaine après sa défaite lors de la bataille des grandes plaines contre les forces de l’empire et de Massinissa, et est envoyé à Rome om il est mort sans jamais regagner sa sépulture.

Même si il est connu et localisé depuis au moins un siècle, ce tombeau n’a pas encore été l’objet d’une étude sérieuse de la part des archéologues ni même ses alentours où sont supposé se trouver les vestiges de Siga en plus de vestiges de ville romaine venu s’implanter par la suite.

 

Mohamed Rafik

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