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«Lotfi» dernier biopic d’Ahmed Rachedi


coloAprès un premier film dédié à Mustapha Benboulaid sorti en2008 et un second à Krim Belkacem présenté  au début de l’année, le réalisateur Ahmed Rachedi, qui a l’air de s’être spécialisé dans les films biographiques de figures de la révolution de novembre, revient avec la même recette pour proposer une nouvelle fiction historique qui relate pour sa part le parcours révolutionnaire du Colonel Lotfi intitulée tout simplement «Lotfi».

Sur la base d’un scénario coécrit par Sadek Bekhouche et Ahmed Rachedi, le réalisateur restitue avec le même imaginaire créatif et approximativement le même casting que ses deux premières œuvres le parcours révolutionnaire du Colonel Lotfi, Benali Boudghene de son vrai nom, depuis ses débuts de militant à Tlemcen où, avec ses camarades du lycée franco-musulman, il placardait l’appel du 1er novembre 1954, adressé par le FLN au peuple algérien.

Campé à l’écran par le comédien Youcef Sehairi,Benali Boudghene apparait comme un jeune homme  instruit, issu d’une famille lettrée de Tlemcen, et amoureux de littérature qui fréquente la medersa et le lycée de sa ville tout en continuant son activisme politique et militant qui le mènera à prêter serment pour rejoindre les rangs de l’Armée de Libération Nationale.

Recherché par la police, le jeune  Benali rejoint le maquis en 1955, à l’âge de 21 ans dans la wilaya V historique (Oranie) dont il assumera très vite le commandement en choisissant le nom de guerre de « Brahim », même si l’ascension du jeune combattant dans la hiérarchie de l’ALN reste inexpliquée dans le film.

La seconde partie de cette oeuvre tente de dresser un portrait de l’intellectuel et militant qu’était Benali après s’être vu confier le commandement de la Wilaya V historique avec le grade de Colonel en 1958.

Dans cette première partie du film le réalisateur s’atèle à mettre en avant le génie militaire du jeune combattant usant de plusieurs subterfuges pour mener à bien des opérations de sauvetage de villageois ou des attentats dans les villes en utilisant des tenues de soldats français pour passer inaperçu mais les scènes de batailles qui ne sont pas le fort du réalisateur prennent le pas sur le reste du parcours.

Le Colonel Lotfi apparaît dans la seconde partie du film qui essaye de dresser un portrait de la personne et de l’intellectuel sous un autre jour aux côtés de grands noms de la révolution, comme Larbi Ben M’hidi, Abdelhafid Boussouf, Krim Belkacem et Houari Boumediene, tous campés par les mêmes acteurs que dans les précédentes œuvres du réalisateur ce qui donne au fil un allure de série télévisée.

Membre du Conseil national de la révolution, le jeune colonel brille par ses positions, refusant que le militaire prenne le pas sur le politique dans la composante même du GPRA, une fois ses préoccupations exprimées devant les colonels de la révolution, Lotfi reprend le chemin de Bechar en contournant la ligne Maurice et Challe pour tomber au champ d’honneur le 27 mars 1960 à Djebel Bechar.

Ce film, support documentaire supplémentaire sur la révolution, n’apporte malheureusement aucun éclairage sur la vie ou le combat du jeune colonel en même temps en accordant autant d’importance aux scènes de bataille,  truffées d’images d’archives de l’aviation, aux effets spéciaux pas toujours maîtrisés, point faible du film en plus de sa durée qui frôle les trois heures.

Mohamed Rafik 

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