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Le conte du jeudi : L’Homme qui ne voulait avoir de fils (Partie 2)


lion« Un conte merveilleux, Dieu le rende plaisant.

Qu’il le rende semblable à un galon de soie »

Deux jours après son départ, le fils revint à la maison triomphant. Il monta les portes et fenêtres en bois d’ébène. Au matin suivant, il sortit et annonça aux paysans qu’il avait réussit dans son entreprise, et les chargea d’avertir son père. Ce dernier, en apprenant la nouvelle, fut très étonné.  » Mon fils est brave » se dit-il. Il déclara aux paysans : 

« Demain, vous direz ceci à mon fils : puisque ta mère a abandonné le domicile conjugal, et que Dieu à veillé sur vous, puisqu’elle t’a construit un château au bord de l’eau, et que tu as doté les portes et fenêtres d’ébène, il te faudra les peindre avec du lait de lionne ». 

Le lendemain, quand le jeune homme apprit par les paysans que son père le soumettait à une seconde épreuve, il se mit à pleurer. Sa mère essaya le consoler : 

-« Je te l’avais bien dit, ton père veut ta mort, et il use de stratagèmes pour se débarrasser de toi.

– Qu’à cela ne tienne, où puis-je trouver du lait de lionne? 

– Il te sera difficile d’en trouver mon fils, les fauves te dévoreront! »

Après réflexion, le jeune homme alla trouver le vieux sage. Il lui raconta son histoire et lui demanda conseil.

« C’est une difficile entreprise pour toi jeune homme. Il te sera difficile d’atteindre ton but. Néanmoins, voila ce que tu dois faire : achète une vache, égorge-la, puis coupe-la en morceaux de viande au pied d’un arbre. Cache-toi dans un coin, et attends. »

Le jeune homme suivi à la lettre les conseils du vieux sage. Tapi dans un coin, il attendait…Peu après, les fauves attirés par l’odeur de la chair fraîche s’approchèrent de l’arbre et se régalèrent. La lionne repue, se détacha du groupe et dit à haute voix : « je jure par Dieu que je donnerai à l’auteur de cet acte généreux tout ce qu’il demandera, même si c’est du lait ».

A ces mots, le jeune homme sortit de sa cachette, il s’avança vers ma lionne en disant : 

-« justement, c’est ce qui m’amène.

Ce à quoi la lionne répondit :

– Si je n’avais pas prêté serment, je t’aurais dévoré. »

Elle se tourna, présenta ses mamelles au jeune homme, et il les remplit alors à l’aide d’une outre de lait, et s’en retourna chez lui, content. Sa mère, fut heureuse de le revoir. 

Le lendemain, dès que le soleil se leva, il sortit et annonça la nouvelle aux paysans. Ces derniers en avisèrent leur maître dès leur retour des champs. 

A l’annonce de la nouvelle, le père resta muet de surprise. Néanmoins, il ne désarma pas; il avait à proposer à son fils, une épreuve plus ardue. Il déclara donc à ses ouvriers :

« Demain vous direz ceci à mon fils : puisque ta mère a abandonné le domicile conjugal, et que Dieu à veillé sur vous, puisqu’elle t’a construit un château au bord de l’eau, et que tu as doté les portes et fenêtres d’ébène, puisque tu les as peintes avec du lait de lionne, il te faudra ramener chez toi la fille de l’empereur des Ogres. »

le lendemain, quand le message fut transmis, le jeune homme devint anxieux. Sa mère, tenta encore une fois de le dissuader d’entreprendre une si dure entreprise, dans le seul but de satisfaire la cruelle volonté d’un père indigne. Sourd aux supplications de sa mère, le jeune homme sella son cheval une fois encore, et s’éloigna de chez lui au triple galop… A suivre

 

Mira B.G

  1. Un conte adapté du Kabyle, par Ali Benmesbah, pour le recueil des « Contes algériens », de Christine Achour, et Zineb Ali-Benali

Retrouvez la première partie de ce conte sur Babzman : http://www.babzman.com/2014/le-conte-du-jeudi-lhomme-qui-ne-voulait-avoir-de-fils-partie-1/

 

 

 

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