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Information historique et socioculturelle sur l'Algérie

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La tribu arabe des Chaanba ,شاعنباء


cavLe Sahara algérien fut considéré depuis des siècles, comme terre d’accueil. Il a été mainte fois peuplée et tant de fois déserté. Au carrefour des civilisions, notre désert fut le théâtre de moult conquêtes, et de quêtes.

Parmi les tribus qui ont marqué l’Histoire de la région, citons la tribu arabe des Chaanba, dont l’étymologie serait issue du nom de son fondateur : Chouaïb Ibn Khouzaym, al-Sulami; et qui sera composée par la suite de deux principales branches : les banou Achèche et les banou Messaâba.

Installation de la tribu des Chaama dans la région du Mzab

Au sujet de leur arrivée au Mzab, une légende locale raconte que les deux frères Thameur ben Toulal, Thrif et leurs sœur de la tribu des Chaanba, originaires des Banou Soulyman, ont migré vers le Mzab pour des raisons assez troubles et mystérieuses… Ils seraient venus  du Fezzan en Libye dans la période comprise entre le XIe et le XVe  siècle, lors de la deuxième migration Arabe, c’est—dire celle des tribus : Banou Hilal, Banou Soulaym, BanouMacqil, et s’installent de façon progressive et expansionniste de Metlili vers Meni’a, Zelfana Ouargla, El-Oued, El Saoura, jusqu’au Gourara.

Au  XVIIe siècle, les Chaanba se scindèrent en trois fractions ; Les  Mouhabi qui s’implantèrent à El-Menea, qu’ils rebâtissant  El Goléa,  les  Bourouba quant à eux, s’installèrent  à Oued Righ dans le chef-lieu de l’actuelle Ouargla, et enfin, les  Berezga qui restèrent à Metlili.

Habitudes et mode de vie 

Les tribus des Châanba étaient connues pour leurs penchants pour le nomadisme et la transhumance, ce sont des éleveurs et chameliers ; néanmoins, les sédentaires et semi sédentaires parmi les plus aisés possédaient  des palmerais  qui s’étendent sur un territoire vaste et discontinue. On les retrouve dans les régions de l’Erg oriental, l’Erg occidental ainsi que dans les oasis du Sahara Central, du Tidikelt et du Touat. Le palmier dattier fut et demeure de nos jours le produit agricole le plus vénéré  pour les Chaanba .

Les historiens  attribuent aux Chaanba un passé glorieux de redoutables «razzieurs, épris d’aventures, qui apprécient des aires de nomadisme ».

Depuis l’implantation des Chaanba dans la vallée du Mzab, de nombreux affrontements avec les  mozabites furent signalés. D’ailleurs, en 1317 les antagonismes furent soldées par un traité de paix mettant ainsi fin aux querelles et joutes entre Chaanba du culte malékite et les Mozabites du culte ibadite. Le pacte de paix consistait à échanger un
groupe de familles entre Metlili et Mélika, un pacte approuvé par un contrat moral et conservé dans les archives mozabites. Des familles Beni Mathar et Beni Khefiane viennent occuper le quart du Ksar Delbouna à Metlili en assurant la suprématie du commandement du Ksar de Metlili. De leur côté les Chaânba envoyèrent quelques familles
occuper le quart du village de Mélika.

De nos jours, ils ont fait l‘actualité lors de virulents affrontement avec les Mozabites, une rixe dont l’atavisme remontrait comme on vient de le voir, à des siècles…!

 

Leila A

 

Sources :

  1. Y Régnier : Les petits fils de Touameur, 1939.
  2. Encyclopedieberbere.revues.org › Volumes › 12 | Capsa – Cheval
  3. http://encyclopedie-afn.org/Sahariens
  4. Image : Un cavalier arabe monté sur chameau avec épée arabe lame droite dans l’actuel Tunisie

 

 

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