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La chaussure montante algérienne : le gorg, القرق


gorg2Tout comme les accessoires, les chaussures, qu’elles soient montantes ou basses, tiennent une place importante dans l’histoire. Que cet élément soit porté pour embellir le pied ou pour le protéger a vu bien des changements et des évolutions au cours du temps.

La chaussure montante, qu’elle soit de type Gorg ou de type chaussette de cuir, est d’une souplesse et de légèreté inégalées, puisqu’elle ne dispose pas de talon.

Essentiellement en usage chez les nomades, la chaussure Gorg est utilisée comme chaussure de marche, contrairement aux autres chaussures montantes, comme le Khouff, Tmêg et le Mest (que nous verrons dans nos prochains articles), sont utilisés comme bottes, «chaussettes» de cuir qu’on enfonce, le cas échéant dans les sebbat (voir article), qui les recouvrent en partie.

La seconde catégorie de chaussure a fortement marqué la tradition turque et une tradition arabe plus ancienne de cette mode d’apparat, particulièrement appréciée par les cavaliers. Même si cette tendance à porter les chaussures montantes tend à disparaître, dans quelques centres, comme Tlemcen, Alger et Constantine, cette tradition de porte des chaussures montantes, persiste encore.

Depuis fort longtemps, le gorg, ou msil sont utilisés par les nomades des Aurès, des Ouled Naïl, de Labâa, de l’Atlas gorg1Saharien et des hauts plateaux.

Si la semelle est taillée sur une peau de vache tannée, la botte, elle, est taillée sur de la peau de mouton, comportant un motif à la pointe du pied : Un croissant dont les cornes sont dirigés vers la pointe du pied. Sa longueur est moyennement, selon le pied, longue de vingt-sept centimètres,  large de onze et haute de vingt-deux centimètres.

Il est apprécié par les nomades, mais également par les sédentaires, quand ils voyagent dans toute la zone Sud du Tell des Hauts Plateaux et le Nord du Sahara d’Est en Ouest.

Les nomades confectionnent eux-mêmes leurs chaussures, de couleur blanche pour les hommes et en filali rouge pour les femmes.

Mounira Amine-Seka.

Sources :

  • «Chaussures traditionnelles algériennes», par Ouahiba Baghli, Editions SNED 1977.

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