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Guerre punique – Partie III – La résurrection des Romains –


5691409_hannibal_1000x625Pour les historiens, la principale faiblesse de Carthage fut son incapacité à intégrer les populations locales d’Afrique du Nord à sa culture, ce qui signifie qu’elle resta étrangère à la côte. Par conséquent elle dût compter sur les mercenaires pour son armée au lieu de l’enrôlement des recrues de la population locale. Les Numides, et même d’autres villes phéniciennes, se retournèrent contre Carthage quand ils furent sous pression.

Rome, en revanche, avait une population locale avec un fort sentiment d’identité dans un arrière-pays agricole. Elle pouvait compter sur une population rurale très importante. Juste avant le début de la guerre punique, le Roi  Pyrrhus  envahit l’Italie, mais il devint de plus en plus frustré de voir bien qu’il avait vaincu les Romains lors de plusieurs batailles, ils purent embaucher une grande armée nouvelle. Les troupes du Roi Pyrrhus épuisèrent jusqu’à ce qu’elles quittèrent l’Italie.  

Hannibal dût faire face au même problème, bien qu’il ait vaincu les Romains de nombreuses fois, chaque fois les Romains réussirent à soulever une nouvelle armée contre Carthage. 

Rome, en gagnant la première guerre punique, s’imposa en tant que première force en Méditerranée. La paix signée apportait aux romains la mainmise sur les grandes îles de la Méditerranée. 

Carthage n’oubliera pas de sitôt cet affront, cette humiliation. Le détroit de Messine demeurera un foyer de frictions permanentes, même si les échanges commerciaux se déroulaient plutôt bien. Mais la guerre rodait dans les parages. 

Après la prise de Sagonte, les Romains attendirent le printemps et les élections consulaires pour prendre une décision. Ce furent Scipion et Longus qui furent élus. Leurs visées impérialistes méditerranéennes montrent bien la volonté romaine de déclarer la guerre. 

Le plan d’Hannibal était de faire croire le plus longtemps possible aux Romains qu’il perdra du temps à prendre l’Hispanie et le Sud la Gaule pour assurer ses communications.  

Il passa donc deux mois en Espagne en avançant lentement. Puis, une fois les Pyrénées franchies, il accéléra et arriva à marches forcées au Rhône en utilisant l’or ou la terreur. La traversée des Alpes fut terrible, seuls survécurent vingt mille fantassins et six mille cavaliers. 

Après son arrivée en Italie, Hannibal vainquit les Romains au Tessin, puis à nouveau à la Trébie. Les celtes du Nord de l’Italie commencèrent à se révolter contre Rome et nombre d’entre eux s’engagèrent comme mercenaires dans les rangs Carthaginois. Plus tard, une nouvelle armée romaine tomba dans une embuscade des Carthaginois.
Las des défaites, le sénat romain se rallia aux idées de Fabius, dit « le temporisateur » en l’élisant comme dictateur, qui préconisait une stratégie de la terre brûlée. Tout ce qui se trouvait devant l’armée carthaginoise devait être évacué ou détruit. De plus, aucune armée romaine ne devait affronter l’armée punique. Cette stratégie causa un véritable tort aux puniques mais Fabius fut accusé de collusion avec l’ennemi par ses pairs et préféra renoncer à la dictature.
Changeant une nouvelle fois de stratégie, les Romains décidèrent d’affronter l’ennemi en les noyant sous un flot colossal de troupes. Ils enrôlèrent pas moins de huit légions et provoquèrent Hannibal devant Cannes. Malgré son écrasante supériorité numérique, l’armée romaine fut encerclée et presque entièrement anéantie. Ne pouvant assiéger Rome, Hannibal partit dans le Sud de l’Italie pour en pousser les peuples et les villes à la révolte contre Rome. Même Capoue passa dans le camp carthaginois… A Suivre

 

Azzeddine B.

  1. Illustration: Des scientifiques auraient trouvé la trace de la traversée des Alpes d’Hannibal grâce à du crottin de cheval.   Wikimedia/Henri Motte

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