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Extrait revue Babzman – Tahwifet Tlemcen, les romances chantées par les femmes autrefois – Suite


téléchargementLa poésie un espace d’expression

Ces poèmes peuvent accompagner l’imaginaire magico-religieux des femmes tlemcéniennes.  La composante universelle de l’art divinatoire à travers « le culinaire, le musical et le poétique » se matérialise ici à travers le rituel « Roûh el-ghrib ». Car, selon la légende, le hawfi trouve son essence chez Roûh el-ghrib, un poète errant, qui fut puni pour avoir un jour regardé, de loin, les filles se baigner à la source d’El Ourit.

En mémoire de ce poète mystérieux, au printemps, les femmes se rendent prés de la source d’El Ourit et réalise « le souper du sort » (a’chât al-fâl), composé principalement de couscous. Ce rituel se déroule comme suit: les femmes prélèvent  sept bout de laine de sept chéchias, un gland de soie, un bout de dum, des graines de coriandre et du benjoin, jettent le tout au feu en récitant des hawfi, elles prennent soin de choisir des poèmes dont les thèmes concordent avec leurs aspirations: amour, gloire et beauté. Toute femme désirant l’accomplissement d’un oracle prend une clé de la main gauche et une poignée de couscous sec préparé par une jeune fille plus tôt dans la soirée dans la main droite. La poignée de se met est dispersée au grès des vents à travers la terrasse.

En y chante du hawfi en jouant à l’escarpolette; ce jeu ludique, très prisé chez les jeunes femmes, souligne la dimension surnaturelle liées à la transe et à l’étourdissement. Les langues se délient et le verbe s’exalte. Ce canal de communication subtil et imagé traduit les aspirations et les inspirations des femmes. Des alliances sont tissées, des rixes sont attisées et des compte son réglés.

Voici un hawfi en ce sens :

 » Ma fille est sur la balançoire, vêtue de son caftan écarlate.

On a envoyé à son cousin pour qu’il vienne à temps

Il offrira cent pièces d’or et des perles d’Alep

Il offrira cent pièce d’or et la négresse qui élèvera (les enfants)  »

A SUIVRE

Retrouvez l’article dans son intégralité dans la revue (4) de Babzman

Leila Assas 

Illustration: Frederick Arthur Bridgman, jeune femme de Tlemcen

 

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