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Extrait revue Babzman : Kouwaya, un métier désuet


 

3d2ba1e6e35bdf431efc15d0022623a7La médecine populaire, reléguée de nos jours aux yeux des sociétés dites modernes,  à une simple manifestation de superstitions et de croyances, jouit d’un intérêt et d’un statut important chez les plus traditionalistes. Qu’elle soit analogue à la magie sympathique pour les uns, assimilée à du charlatanisme pour certains, ou encore fiable alternative pour d’autres, elle demeure aujourd’hui, sujette à controverse.

Une profession ancestrale

Le métier de la kouwaya (celle qui  marque par le feu), mentionné dans les chroniques  des explorateurs occidentaux du XIX siècle, est pratiqué encore de nos jours dans certaines régions où sphères socioculturelles de l’Algérie, notamment, dans l’espace oasien où  cette pratique draine encore beaucoup de malades qui n’hésitent pas à combiner médecine traditionnelle, et médecine moderne.

Edmond Douté  la qualifia de « médecine indigène » et y fit mention dans son ouvrage consacré à l’Afrique du nord; ou il n’hésite pas à assimiler cette pratique, à de la magie, comme pour en ôter le pouvoir curatif de cette pratique : « le médecin n’est à l’origine qu’un contre-sorcier [ ] En fait, il est souvent Impossible de distinguer le rite magique du rite médical » souligne t-il. Douté fait observer son usage à guérir des troubles mentaux mais ne mentionne pas de témoignages relatant  l’efficacité de cette pratique. Elle serait à l’instar de ces « pratiques généralement irrationnelles, issues de traditions ancestrales, s’opposant à la médecine savante et souvent assimilées à des superstitions »  selon la définition Eberhardt Wolff.

Non sans nier la caractéristique empirique de cette pratique qui relève aussi d’une dimension socio-anthropologique, psychologique et populaire, son usage  reste ancré aussi dans une réalité économique, et souvent ont y a recourt car l’accès aux soins modernes est limité, voire impossible… A SUIVRE 

Retrouvez l’article dans son intégralité dans la revue (5) de Babzman

Leila Assas

Bibliographie :

  1. Julie Perrin, « (Dé)classer la “médecine populaire” en Suisse: de la suspicion de charlatanisme à la reconnaissance patrimoniale », Anthropologie & Santé[En ligne]
  2. Elisabeth Longuenesse. Santé, médecine et société dans le monde arabe, L’Harmattan, 15 p., 1995,
  3. MAYA BEN. Copy-right
  4. Image : Frederick Arthur Bridgman (1847-1928) , huile sur toile , Titre : La Princesse

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