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Elan solidaire ancestrale reconduit à la veille de Ramadhan


ramSans avoir de grand impact médiatique qui fait le buzz des pratiques patrimoniales à caractères artistique, religieux ou festif, sans attirer de touristes ou de curieux dans les villes et villages parfois reculés du pays, un pan du patrimoine culturel algérien se réactivent chaque années un peu partout pour assurer une transmission, à l’épreuve du temps qui a déjà fait ses preuves, face à tout les bouleversements que peut subir la société.

 

A l’approche du mois sacré du ramadhan de chaque année, un lien social très solide, un élément de cohésion inébranlable refait surface. Il s’agit tout bonnement de la solidarité qui anime souvent les villages à l’approche du mois sacré et parfois même pendant toute la durée de ce mois si cher aux algériens.

 

Certains villages organisent de grandes quêtes de denrées alimentaires essentielles qui seront redistribuées alors que d’autres s’organisent pour rouler et faire sécher de grandes quantités de couscous qui représente une redistribution des ressources céréalières si importante dans l’alimentation des algériens.

 

Très rependue dans plusieurs régions du pays, la Ouziâa ou comme appelée dans les localités de l’est du pays la Nefqa qui consiste à distribuer à parts égales la viande d’un bovin généralement acheté en groupe par la communauté.

 

Sur le bord des petites routes entre Annaba, El Taref  et Souk Ahras il n’est pas rare de croiser des habitants entrain de disposer des petits tas de morceaux de viande sur une grande bâche pour que chaque famille vienne prendre sa part, cette pratique est également une occasion pour les habitants du village les plus aisés de participer et aider leurs concitoyens et améliorer la vie de la communauté sans se mettre en avant.

 

Dans les régions du sud le mois de Chaâbane connait le même élan de solidarité dans les villages, où les préparatifs du mois sacré sont une occasion de redistribuer les récoltes et de faire travailler la communauté sans distinction pour le confort de chacun et pour mettre tout le monde à l’abri du besoin pendant le mois de jeûne.

 

Dans la vallée du M’zab, cette communauté qui possède ses propres us et règles régissant la vie en société, se distingue toujours pas un élan de solidarité porté par une rigueur sans pareil dans la gestion es ressources et de l’espace. Dans les ksours du M’zab il est une coutume perpétuée à ce jour qui des hommes âgés de la communauté se relayent pour rouler et faire sécher le couscous distribué par la suite.

 

Dans la Saoura, autre appellation mais même organisation et même principe, Chaâbana est une grande réunion des femmes de plusieurs ksour qui se fait surtout dans le nord becharois, pour distribuer les céréales et faire une grande quête de denrées alimentaires.

 

Les femmes des ksour se réunissent souvent pour préparer quelques plats facile à conserver en grandes quantités réparti à parts égales sur tout les participants pour peu qu’ils participent en faisant un don ou juste en mettant la main à la pâte.

 

Mohamed Rafik

 

 

 

 

 

 

 

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