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Information historique et socioculturelle sur l'Algérie

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El Harraz ou l’Enchanteur – Partie I : le cavalier venu d’ailleurs –


harDe son lointain HIDJAZ, il traversa déserts et montagnes, parcourra plaines et forêts, traversa maintes rivières, ombre noire sur son destrier aussi noir que la nuit la plus noire, pur-sang arabe aux narines écumantes, il chevaucha ainsi, sans répit, jusqu’au Maghreb, pays aux mille vergers sentant bon le jasmin.

Devin ou enchanteur, sorcier ou magicien ? El Harraz était redouté pour ses pouvoirs et personne ne savait d’où il les détenait. Etait – il un Djinn ? Un geste, un regard de ses yeux perçants et les femmes tombaient à ses pieds comme des fruits mûres. Cerbère érudit du Hidjaz, il connaît l’art de l’orientation et de la navigation, instruit par tant de sages et de savants, bien informé sur la ruse des femmes, buveur invétéré, il chevauche, à brides abattues, vers le Maghreb. Ayant entendu parler de la beauté et de la grâce des Maghrébines, il jeta son dévolu sur cette région à la recherche de LA gazelle, pour assouvir sa passion des femmes. Infatigable sur sa monture, il visita, sans répit, pendant des jours et des nuits, les villes et villages des ces rudes berbères du rif.  

Sa monture, à bout de souffle, narines écumantes, il fut obligé de s’arrêter dans un bourg du nom d’AZEMOUR, niché au creux d’une verte vallée, pour soigner et nourrir son cheval. Profitant de cette brève halte, El Harraz, rapace aux yeux perçants, déambula dans le petit bourg en dévisageant les belles du village, qui, cruches sur la tête, descendaient vers la rivière pour les remplir d’une eau fraîche et limpide. Elle surpassait toutes les autres filles d’Azemour, vierge superbe et gracieuse, elle jouait du luth de ses doigts de fée, en chantant des mélodies à faire chavirer les coeurs. Éloquente poétesse du Maghreb, jeune fille aux dix huit printemps, elle passait le plus clair de son temps à coté de son troubadour. Telle était AOUICHA ! Ayant eu vent du but de ce maudit Harraz, les jaloux et les envieux se liguèrent contre le couple, pour vendre la belle Aouicha à cet étranger qui rodait dans le bourg d’Azemour.

Kidnappée par une nuit sans étoiles ils la remirent à cet étranger, qui, sans plus attendre, l’attacha à la croupe de son cheval et fila dans la nuit telle une ombre maléfique. Aujourd’hui encore, les villageois transmettent à leurs enfants, l’histoire de cette ombre noire, cavalier de l’apocalypse, traversant leur village à la recherche de la belle Aouicha. A l’horizon, le disque, d’un jaune orangé, disparaissait lentement, laissant la place aux étoiles. Aucun signe de Aouicha !  A SUIVRE 

 

 

 

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