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Ehakit , l’habitat nomade des kel tamasheq -Suite et Fin-


tente 1Ehakit (demeure/foyer) est indissociable de l’image de la  femme, qui œuvre pour que celle-ci soit  belle et confortable. Elle reste son œuvre et son domaine privé; le lieu où elle s’épanouit, un point d’attache autour duquel évolue et prospère la famille.

 Hiérarchisation  sociale autour du «ehakit »

Le vocable ehăkit  désigne le « foyer » et par extension l’« union ».  C’est une sorte d’allusion faite, à l’origine sociale de la femme. Dans une société foncièrement matriarcale, telle que chez les kel  tamasheq, la  tente est un indice qui nous informe sur l’appartenance  statutaire de la maîtresse des lieux. «On parle souvent des gens de petites et grandes tentes pour renseigner sur le rang sociale  des  familles».

Dans un campement, l’emplacement des tentes indique quant à lui, le degré d’intimité de leurs propriétaires qui sont socialement proches les uns des autres, par les liens du sang, ou autres consensus. Celle du chef de la tribu se distingue habituellement par son  calibre et son emplacement.

Contrainte à la transhumance au gré des exigences du cheptel, la gente masculine des tribus nomades du kel tamasheq est tente 2partiellement exclue de la tente, emblème matriarcale et bien précieux de la femme touarègue au même titre que ses coffres pleins de bijoux.

Plus qu’un espace vital, « ehakit » est également un  haut lieu immatériel. Dans un environnement marqué par la rudesse, et où la solidarité exalte la pérennité des liens, la tente jalonne  et organise ainsi la vie sociale au sein de la tribu. Sa confection est l’occasion de consolider  et de renforcer le tissu social, « ehakit » devient alors un pivot autour duquel s’articulent retrouvailles, pactes et alliances.

 Leila A

 

Retrouvez la première partie sur Babzman : http://www.babzman.com/2015/ehakit-lhabitat-nomade-des-kel-tamasheq/

Sources :

  1. René Pottier & Saad Ben Ali, La tente noire, Éditions les œuvres représentatives, 1933
  2.  Hélène Claudot-Hawad, Touaregs. Apprivoiser le désert, Paris, Gallimard, 2002 (collection Découvertes, Cultures et société.
  3. André Bourgeot, Les sociétés touarègues. Nomadisme, identité, résistance, Paris, Karthala, 1995
  4.  Crédit photos : Ouardia Ousmer 

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