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Information historique et socioculturelle sur l'Algérie

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Djelfa, capitale des Ouled Naïl, le coeur des Hauts Plateaux – Partie I.


Djefa carte

Djelfa, la capitale des Ouled Naïl, est une confédération de tribus nomades et semi-nomades, dont les tentes rayées de rouge et de noir, sont reconnaissables de loin, sur les Hauts Plateaux.

Située à 300 kilomètres au Sud d’Alger, sur une altitude de 1 100 mètres d’altitude, dans la partie centrale de la région centrale de l’Algérie, elle s’étale sur les vastes plaines steppiques qui rattrapent le piémont sud de l’Atlas tellien, chef-lieu de la wilaya. Djelfa est limitée au Nord par Médéa, au Sud par Laghouat, Ghardaïa et Ouargla ; à L’Est par M’sila, Biskra et El Oued ; à L’Ouest par Tiaret. Ainsi, elle occupe 8,53% de la superficie totale du pays.

Son climat, de type semi-aride, offre des hivers rigoureux et eneigés sur une durée moyenne de 4 à 13 jours par an, avec des vents océaniques et nordiques intenses. Les étés, chauds et secs, sont matérialisés par la fréquence des siroccos d’origine désertique, dont la durée varie d’une zone à une autre, allant de 20 à 30 jours par an. Le taux de précipitation est d’une moyenne de 350 millimètres par an, mais qui différencie entre le Nord et le Sud de la région. A Aïn Ouessara et Hassi bahbah, les précipitations vont de 400 à 600 millimètres, alors que pour le plateau saharien du Sud, on compte moins de 200 millimètres.

Au vu des caractéristiques de son climat, seuls les vastes espaces d’alfa dont la superficie est estimée à 355 238 hectares peuvent résister. La zone forestière due au barrage vert, couvre une superficie de 208 940 hectares. Plus de la moitié de la population pratique l’agriculture et l’élevage ovin et bovin. D’ailleurs, ses moutons sont réputés d’être les meilleurs vu qu’ils se nourrissent d’alfa, leur viande ne contient pas de graisse.

La capitale des Ouled Naïl est irriguée principalement par des bassins versants endoréiques, sauf dans la région extrême Nord, fermée par les oued Ourk et oued Touil. Cette région dispose également de trois nappes fréatiques : Aïn Ouessara, Zahrez et Djelfa. Ses relifs sont caractérisés par quatre zones différentes, non homogènes, du Nord eu Sud :

Au Nord de la wilaya, les plaines de Aïn Ouessara couvrent une zone de 500 000 héctares, dont l’altitude varie entre 650 et 850 mètres. Ces plaines succèdent au piémont sud de l’Atlas Tellien qui précéde la dépression des chotts Zahrez Garbi et Zahrez Chergui, compartimentés en trois secteurs : La valée de Oued Touil à l’Ouest, la plaine de Birine à l’Est et le plateau de Aïn Ouessara eu centre.

Deux zones de dépression de chott, séparées l’une de l’autre, par un simple nivellement topographique, appelé aussi dépréssions des Sebkhas, dont l’altitude varie entre 900 et 1 660 mètres. Les plaines les plus importantes sont celles de Mâalba et Mouileh, à l’Est de Djelfa. La partie haute de la dépression est constiyuée des chaîes montagneuses des Ouled Naïl, orientée Sud-Ouest et Nord-Est, formée des principaux monts dont celui de djbel Senabla, djbel azreg et djbel zerga dont l’altitude est comprise entre 1 200 et 1 600 mètres.

La zone du plateau désertique , «également appelée « plateau saharien », située dans la région sud de la wilaya, plonge dans la dépression formée par Oued Djeddi, considéré comme la limite naturelle du Sahara. Le point culminant da la wilaya se trouve à l’Est de Benyagoub, dans la daïra (département) du Charef, avec une altitude de 1 613 mètres. Son point le plus bas, au Sud de la wilaya est à une altitude de 150 mètres.

A Zeccar et Amourah se trouvent les ruines romaines de Messâad, ainsi que 1 162 gravures rupestres et les thermes de Charef, El Mesrane et Guettara.

Dans le prochaine partie, nous découvrirons l’histoire de cette région et celle de Sidi Naïl.      A suivre …

Mounira Amine-Seka.

Sources :

  • Dictionnaire des localités algériennes, Achour Cheurfi – Casbah Editions, 2011.
  • Djelfa.info.

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