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Contribution poésie : « Geôle romanesque », tirée du recueil « l’écume des rêves »


bachirBachir Djaider est un poète, économiste et journaliste, né en 1976, à Béjaïa.  Il est l’auteur de «L’écume des rêves», un  recueil « captivant et enchanteur » de poésie, publié chez les éditions Tafat de Béjaïa.

Encensé par la presse, il sera écrit à son propos : « Sa plume s’est distinguée dans la presse écrite et se singularise, encore une fois, dans la littérature. Coup d’essai, coup de maître. Le premier ouvrage de ce talentueux poète est un grand succès. Les mots sont souvent simples mais très profonds ».

Par ailleurs, Bachir Djader exprime son attachement à sa nation, en présentant l’Algérie comme un tout, : « je vis et je respire le pays qui m’a vu naître et m’a offert la possibilité de m’épanouir dans ce que j’aime, à savoir l’univers littéraire ». Il ajoute qu’enfant déjà, les plus grands de la littérature algérienne l’inspiraient : « je me suis imprégnée des écrits d’auteurs algériens et qui sont légion : Mameri, Ferraoun, T. Djaout, A. Zaoui, Y. Khadra, A. Djabbar… »

Voici un poème tiré de « l’écume des rêves » :

Geôle romanesque

 Je peins le ciel aux couleurs de tes yeux

Pour que mon âme aille mieux ;

Jalonnant tes aortes en pieux,

Répugnant ces êtres anxieux,

Aérer mon cœur au souffle de ton âme ;

Hypnotisé par la magie de ton charme,

Je reste prisonnier dans tes yeux de femme,

Libère-moi en laissant couler quelques larmes.

Je ne me réclame pas en Dieu,

Mais juste en un homme soucieux

Même si je glandouille dans tous les lieux.

Mon esprit n’est guère licencieux

Je m’invite dans tes rêves que j’entame,

Donnant vie à tes désirs qui m’enflamment,

Hiberné dans ta caverne que j’ouvre avec un sésame

Je viens en ton secours sans que tu me réclames.

Je reste fidèle à mes aïeux

Franc, modeste et non capricieux,

Leur sang est digne des glorieux.

Je ne parle pas sur un ton malicieux,

Même si tu restes dans ton coin comme un daim qui brame,

Avec ta robe blanche immaculée que mes yeux trament,

Apportant à mon cœur flegme et calme

Et balayant ces couards qui te jettent des blâmes.

Ton regard me couve d’un amour précieux

M’épargnant de tout air prétentieux.

Je te suis comme une ombre sans être obséquieux,

Un amour réel, pudique et non fallacieux.

Loin des aguicheurs de fleurs de macadam,

Leur univers est parsemé de drames ;

Ta chasteté n’est pas à la portée du premier quidam ;

Tant que je luis à tes côtés comme une flamme

Une Contribution signée Bachir Djaider, pour Babzman

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