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Conte – Le grand sacrifice – Partie I – La cruche


e9ca1ccc7e8a544dc2a7e70de5b07410Il était une fois, un sultan or il n’y a de sultan qu’Allah ! Il avait de très belles filles connues pour leurs qualités morale et leur grand cœur. Mais le sultan n’était pas heureux. Il désirait plus que tout, un garçon, un fils qui un jour lui succédera sur le trône et perpétuera sa lignée.

Le sultan priait Dieu, demandait aux saints d’intercéder, faisait l’aumône, consultait d’éminents médecins dans l’espoir d’avoir un jour d’avoir un enfant mâle. Ses vœux furent exaucés car son épouse annonça sa grossesse. Tout le monde attendait l’heureux événement.

Un jour, alors que la reine faisait la sieste, un vieillard lui apparut dans le rêve pour lui dire:  

«L’enfant que tu portes sera un beau prince qui aura toutes les qualités d’un futur roi. Il sera intelligent, courageux, fort et juste pour gouverner le vaste royaume que son père léguera. Cependant, à l’âge adulte, le prince sera atteint d’une grave maladie qui mettra sa vie en danger. Sa guérison exigera un grand sacrifice de la part des parents. »

La reine se réveilla en sursaut, ébranlée par la prédication
-«Un sacrifice ? » Se répéta-t-elle.
Depuis, un souci constant accompagnait la reine et l’empêchait d’être pleinement heureuse, se sachant enceinte d’un garçon.
L’enfant naquit et fut élevé dans la joie, la tendresse et le bonheur. Sa beauté, son courage et son intelligence furent remarqués par tous et confirmèrent les dires du messager du rêve.
Le prince atteignit ainsi l’âge adulte. Son père voulut pour lui, la meilleure des épouses. C’est ainsi que le prince se maria avec la princesse du royaume voisin. On célébra une fête grandiose à laquelle participèrent jeunes et moins jeunes, riches et pauvres, hommes, femmes et enfants et même quelques étrangers invités ou de passage, comme le voulait le roi.
Un jour, le prince qui se promenait à travers les champs, vit une jeune fille portant une cruche d’eau. La jeune fille qui avançait en titubant sous le poids de sa charge, finit par s’écrouler, laissant tomber la cruche qui se fracassa.
Aussitôt, le prince offrit son aide à l’infortunée jeune fille. Le prince découvrit une éblouissante beauté aux cheveux noirs. Il fut touché par tant de grâce.
La jeune fille était pauvre: cela se devinait à l’état de ses vêtements. Elle se mit à pleurer devant les débris de sa cruche brisée.
-« C’est la seule cruche que je possède! »
-« Que vais-je dire à mon père qui s’est privé de tout pour me l’offrir ? »
-« Vous aurez une plus belle cruche, promis le Prince. »
-« Mon père est le charbonnier du palais et son âge avancé ne lui permet plus de soutenir l’effort. »
-« Tu auras tout ce que tu voudras promis le prince. »
Rassurée, la jeune fille reprit son chemin. Le prince en fit autant. Dès son arrivée au palais, il donna immédiatement l’ordre de remettre une belle cruche à la jeune fille du charbonnier… A SUIVRE
Source: D’aprés  le livre «Contes du terroir Algérien» Volume 1,  Editions DALIMEN

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