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Cela s’est passé un 4 novembre 1993, décès de l’artiste Mustapha El Anka


daimIl y’a 21 ans, le comédien, chanteur et acteur Mustapha El Anka, fils du célèbre cheikh, El Hadj M’hamed El Anka, s’éteint à l’age de 67 ans, dans la nuit du 3 au 4 novembre.

Mustapha El Anka, est un artiste polyvalent qui a réussi à être sur le devant de la scène malgré sa discrétion et son comportement très humble d’homme très simple.

Le plus âgé des enfants de Hadj M’hamed El Anka, de son vrai nom Mustapha Aït Ouarab (Hallo), ne pouvait, comme tous les enfants (garçons) d’El Anka, que suivre la voie du grand maître.  Âgé de treize ans à peine, Mustapha accompagnera son père au tar en attendant d’entamer une carrière de chanteur.

En pleine adolescence, Mustapha décide de s’exiler en France au début des années 1940. Après quelque temps de souffrance, il réussira à donner des concerts, dont certains aux côtés des grands chanteurs Ahmed Wahbi et Cheikh El Hasnaoui. Contaminé par l’art, l’artiste ne pourra plus se passer de la scène.
Il se fait admirer par les émigrés algériens en leur chantant, en kabyle et en arabe, des sujets liés à l’exil leur rappelant leur pays d’origine. Avant de rejoindre la troupe du FLN, il enregistrera El Qvayel et passe à la salle Ibn Khaldoun où il chantera merveilleusement Ya Malik El Mlouk Rebbi, autrefois enregistrée par son père sur disque 78 tours.

Il faut rappeler que, touché par le départ de son fils en France,  Hadj M’hammed El Anka lui avait lancé un appel au retour à travers une chanson en kabyle Izrin Yeghlev Lehmali. Mustapha répondra à son père, par la chanson en arabe Ya abi ya abi qui aura un grand succès. En 1963, Mustapha, rejoint le TNA qui venait d’être nationalisé. Mustapha Kateb qui connaissait bien ses qualités artistiques lui donne des rôles dans plusieurs pièces dans lesquelles, il confirmera ses dons de comédien.

En 1968, il s’essaye au cinéma et c’est une vraie carrière d’acteur qui commencera pour cet artiste très doué. Au début des années 1970, il fait partie de la troupe du théâtre populaire algérien (TTP) dirigée par Hassan El Hassani. Cette troupe, dont faisaient partie de grands comédiens tels que Tayeb Abou El Hassan, Kaci Ksentini et Hamid Nemri, avait joué un grand rôle en rapprochant le théâtre des zones les plus reculées du pays. Ceux qui avaient suivi cette troupe se souviennent du rôle de garde champêtre joué par Mustapha El Anka dans la pièce Ti goule ou ti goule pas.

PAr la suite, Mustapha mettra fin à sa carrière de chanteur en décidant de se consacrer au cinéma et à la télévision. Les plus grands réalisateurs feront appel à lui. Il jouera dans le Charbonnier de Mohamed Bouamari, Prends dix mille balles et casse-toi de Mahmoud Zemmouri et La dernière image de Lakhdar Hamina.

Sa carrière dans le cinéma aura été l’une des plus riches en Algérie puisqu’il jouera dans une soixantaine de films. Ses passages à la télévision ont tous été couronnés des succès, et il sera connu sous le personnage de Daïm Ellah jusqu’à sa mort qui le guettait à l’âge de 67 ans. 

Source principale :

  1. Le quotidien le Temps

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