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Cela s’est passé un 24 février 1932, naissance de Mohamed Boudia


mohamed bDramaturge et un journaliste, mais aussi militant, Boudia a été l’un des créateurs du TNA au lendemain de l’indépendance.

Né le 24 février 19321 à Bab Djedid dans la Haute Casbah, Mohamed Boudia est issu d’une famille modeste et a eu une jeunesse très difficile.

Il effectue son service militaire et réside à Dijon, en France, pendant deux ans. Dans cette ville, il va souvent au théâtre et commence à écrire ses premières pièces. En parallèle, il prend des contacts avec des militants nationalistes.

Après le déclenchement du 1er novembre 1954, il devient membre de la Fédération du FLN et participe à des opérations comme fidaï. Il est l’artisan d’un premier attentat contre le plus important dépôt de carburant de France, à Maurepiane, puis d’un second à Marseille contre un pipeline. Arrêté en 1958, il est considéré comme un élément « dangereux et perturbateur » et condamné à vingt ans de prison.

Durant son incarcération et alors qu’il est transféré de prison en prison, Boudia écrit « Naissance » et « L’olivier », traduit des textes dramatiques français vers l’arabe dialectal et adapte même Molière. En 1961, grâce au réseau Jeanson, il s’évade de prison et rejoint la troupe théâtrale du FLN à Tunis, dont il devient l’administrateur.

Au lendemain de l’indépendance, Boudia crée Novembre, la première revue culturelle algérienne et participe à la relance du théâtre algérien. Il crée aussi le premier quotidien algérois, Alger ce soir. En 1963, il fonde, avec Mustapha Kateb, le Théâtre national algérien TNA, dont il sera l’administrateur, puis un an plus tard, le directeur.

Dans ses publications, Boudia s’exprime comme poète, écrivain, artiste, mais aussi comme polémiste.

En 1965, il s’oppose au coup d’Etat du 19 juin 1965. Recherché, il choisit de s’exiler en France. D’où il continue à exprimer son opposition à la politique de Boumediene, notamment en devenant membre actif de l’ORP, «Organisation Révolutionnaire Populaire ».

En 1967, il est un des fondateurs du FLN Clandestin (RUR) dont il occupe un poste de direction. En parallèle, il est administrateur du Théâtre de l’Ouest Parisien, constitue la troupe du Théâtre Maghrébin qu’il autofinance et rejoint le mouvement national palestinien Fatah et jouera un rôle important dans la résistance palestinienne.

Boudia vit ainsi entre le théâtre et la politique, toujours épris de liberté et en quête de justice. Mais ses actions pro-palestiniennes lui valent les foudres du Moassad qui le fiche ennemi public n°1 après les attentats des années 1970 en Europe.

Le 28 juin 1973, Boudia est victime d’un attentat, une bombe est placée dans son véhicule par des agents du Moassad israélien. Il sera inhumé au cimetière d’El Kettar d’Alger, le 1er juillet suivant, dans la discrétion. Aucun hommage ne lui sera rendu dans son pays, seuls les palestiniens manifesteront pour en hommage à sa mémoire.

Synthèse Z.M.

Sources :

  1. http://www.algerieinfos-saoudi.com
  2. « Dictionnaire encyclopédique de l’Algérie », par Achour Cheurfi. Editions ANEP, 2007

 

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