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Cela s’est passé un 1er décembre 1920 … Naissance du syndicaliste Mouloud Ouméziane


photo articleFervent militant syndicaliste, il était l’un des dirigeants syndicaux qui avaient pris l’initiative de faire de l’UGTA un «syndicat révolutionnaire».

Né le 1er décembre 1920 à Constantine, Mouloud Ouméziane s’engage à 17 ans dans la Marine (Ecole des Mousses). Sportif accompli, il fait ses classes et se retrouve pris dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale en Tunisie (Bizerte), qui sera occupée par les Allemands. Libéré en 1944 il rentre en Algérie et devient préparateur en bactériologie à l’hôpital de Constantine. Rapidement, Mouloud Ouméziane devient secrétaire général du syndicat des hospitaliers, alors affilié à la CGT.

Proche du Parti communiste algérien (PCA), il rejoint le FLN en 1955 et est très proche des moussebels, dont Chitour Omar. Ce dernier sera pris dans une rafle et exécuté pour n’avoir pas voulu saluer le drapeau. Mouloud Oumeziane est alors recherché, il est averti à temps de son arrestation imminente et, le 13 mai 1958, réussi à sortir du territoire. Il part en France dans un premier temps, puis, avec de faux papiers fournis par la Fédération de France du FLN, il rejoint le Maroc où il poursuit ses activités syndicales au sein de la délégation extérieur et de l’Union marocaine du travail (UMT).

De retour au pays en 1962, Mouloud Ouméziane reprend son poste d’infirmier à l’hôpital tout en militant à l’Ugra (Section régionale de Constantine). Élu de nouveau secrétaire général de l’Union départementale de l’UGTA, il est également membre de la Commission exécutive issue du congrès du 17 janvier 1963 et il appartient au Bureau de la fédération départementale du FLN, qui le délègue au congrès du parti le 16 avril 1964.

Responsable actif, il est élu un an plus tard à l’unanimité secrétaire général de l’UGTA, à l’issue de son IIe congrès du 23 au 28 avril 1965.

Surprise par le coup d’Etat du 19 juin 1965, l’UGTA ne reconnait le régime qui en est issu que le 30 juin suivant, et du bout des lèvres. Une période de tension s’ouvre alors entre la Centrale syndicale et les autorités. Ainsi, le 8 avril 1967, Ouméziane dénonce « l’écart scandaleux entre les conditions de vie des petits salariés et le luxe qui s’étale dans les grandes villes d’Algérie ». Il essaye par la suite de jouer un rôle conciliant entre les exigences d’un pouvoir soucieux d’imposer son autorité et celles de sa base désireuse de préserver l’autonomie des entreprises autogérées face aux empiètements de l’administration. Il est écarté de ses fonctions dès novembre 1968, avant la tenue du IIIe congrès en mai 1969 qui confirme son élimination, même s’il demeure membre de la commission exécutive jusqu’en 1979.

Directeur d’une Caisse d’assurances sociales du Bâtiment, Ouméziane est, en même temps vice-président de l’Union syndicale panafricaine et de 1966 à 1968 vice-président de la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA).

 En 1976 il est député président de la Commission économique de l’Assemblée qu’il gérera d’une façon vigilante et intransigeante. Et du 14 mars 1979 au 22 janvier 1984, il est ministre du Travail et de la Formation professionnelle, sous la présidence de Chadli. Membre du Comité central du FLN de février 1979 à novembre 1988, période à laquelle il se retire définitivement de la scène politique. Il décède le 27 octobre 2012, à l’âge de 92 ans.

Synthèse : Z.M.

Sources :

  • «Dictionnaire encyclopédique de l’Algérie», par Achour Cheurfi. Editions ANEP, 2007

Presse nationale

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