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Cela s’est passé un 12 mai 1967, Mohammed Lakhdar-Hamina reçoit le Prix de la première œuvre pour « Le vent des Aurès ».


auresHuit ans avant la Palme d’Or du Festival de Cannes, pour Chronique des années de braise, le cinéaste Mohammed Lakhdar-Hamina  reçoit le Prix de la première œuvre pour « Le vent des Aurès », en 1967.

En cette année 1967, la vingtième édition du Festival de Cannes se déroule du 27 avril au 12 mai. Présidé par le réalisateur italien Alessandro Blasetti, le Jury est composé, entre autre, de grands noms du cinéma comme Claude Lelouch (réalisateur français), Vincente Minnelli (réalisateur américain) et Ousmane Sembène (écrivain, réalisateur, acteur et scénariste sénégalais).

Le premier film de Mohammed Lakhdar-Hamina, « Le vente des Aurès » est retenu en compétition et reçoit le Prix de la première œuvre. L’accueil des critiques est très chaleureux. Le cinéma algérien est né et pour la première fois, le drapeau national flotte sur le palais du Festival.

Au casting, entre autres, Keltoum, Mohamed Chouikh, Hassan El-Hassani et Mustapha Kateb. L’histoire se passe pendant la révolution algérienne. Dans un village, une famille dont le père ravitaille les maquisards de l’ALN, meurt dans un raid. La répression qui s’abat sur le village fait suite à l’attaque des moudjahidines qui ont brulé la ferme d’un colon. Son fils, Lakhdar, le remplace et continue à travailler pour la cause. Il est très vite arrêté et placé dans un camp.

Désespérée, sa mère décide de le chercher et visite les camps les uns après les autres. Courageuse, elle défie les soldats français. Obstinée, elle réussi à trouver Lakhdar et revient le voir chaque jour que dieu fait, malgré les menaces et les intimidations des soldats.

« Le vent des Aurès » est un hymne à la mère. La mère Patrie et la mère nourricière. Un hommage à cet amour qui peut tout transcender et que rien ne peut arrêter.

Mohammed Lakhdar-Hamina reviendra huit ans après, en 1975, au Festival de Cannes, avec « Chronique des années de braise » pour lequel il recevra la Palme d’or.

Il est le réalisateur, entre autres, de « Hassan Terro » (1968),  « Décembre » (1972), « La Dernière image » (1986) et plus récemment « Le crépuscule des ombres » (2013).

Z.M

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