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Information historique et socioculturelle sur l'Algérie

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Cela s’est passé un 12 juillet 1959, la radio «Voix de l’Algérie combattante » émet de nouveau


voixAprès deux années de silence imposé, la Voix de l’Algérie combattante se dote d’un siège et émet de nouveau, à partir du Maroc cette fois-ci.

 

La création de la radio mobile la Voix de l’Algérie combattante (Sawt El Djazaïr al mokafiha) remonte à décembre 1956. Au départ, il s’agissait d’un fourgon doté d’un émetteur qui diffusait en tout 2 heures d’émissions par jour, en arabe, en français et en kabyle, aux frontières ouest du pays. Son slogan se décline sous : « Ici la Radio de l’Algérie libre et combattante, la voix du Front de libération s’adresse à vous, du cœur de l’Algérie. »

Mais face aux multiples tentatives de brouillage et de bombardements de l’armée française, ainsi que les difficultés de la clandestinité et le manque de moyens, cette radio n’a émis que durant neuf mois. Par la suite, des radios de pays amis de la révolution « prêteront » une plage horaire pour Sawt El Djazair, notamment au Caire et en Tunisie.

Mais le FLN ne baisse pas les bras. La Révolution se doit d’entrer dans la guerre des ondes sonores, le Congrès de la Soummam confirme  et insiste d’ailleurs sur l’importance des moyens d’information et de propagande et leur rôle dans la lutte armée.

Et la radio demeure non seulement le meilleur moyen d’information, de propagande et de mobilisation, mais aussi l’outil le plus adapté aux conditions socio-économiques des algériens de l’époque, c’est-à-dire en majorité pauvres et analphabètes.

Ainsi, le 12 juillet 1959, la Voix de l’Algérie combattante émet de nouveau des émissions radiophoniques à partir d’un studio fixe aménagé dans un immeuble de la ville de Nador au Maroc, avec des équipements et appareils de transmission, régies par Abderrahmane Laghouati qui sera DG de la RTA après l’indépendance.

Inaugurée par M’hamed Yazid, Saâd Dahleb et Boualem Bessaïeh, la première émission est animée par  Aïssa Messaoudi, la voix sublime de la Révolution algérienne, en compagnie de Madani Haoues, Khaled Safer, Mohamed Bouzidi, Dahou Ould Kablia et Moulay Mustapha Ettoumi.

Les programmes de Sawt El Djazaïr al moukafiha comportent des communiqués militaires et des commentaires politiques, ainsi que des démentis à la propagande coloniale et d’autres programmes à caractère mobilisateur.

Parmi les journalistes qui ont participé aux émissions de cette radion, on peut citer Redha Bencheikh El Hocine qui signe ses commentaires du nom de Okba, un magistrat algérien qui travaille dans les tribunaux marocains qui intervient sous le pseudonyme de Yougourta, Abdelmadjid Meziane qui intervient en français sous le nom de Salah-Eddine el Ayoubi, Madani Haouès, Belaïd Abdeslam ou encore Rachid Nedjar.

Par ailleurs, pour renforcer l’aura de Sawt El Djazaïr, le réseau extérieur sera renforcé par la création de plusieurs stations, notamment celles de Tripoli, Damas, le Caire, Bagdad, Pékin, Benghazi, Marsa Matrouh, Accra, Conakry et Rabat.

Beaucoup d’algériens feront l’acquisition d’un transistor pour écouter Sawt El Djazaïr qui les tient au courant de l’évolution des choses. La voix de Aissa Messaoudi, en particulier, aura pour beaucoup le son de l’espoir…

Synthèse K.T.

Sources :

APS

El Moudjahid

Mémoria

 

 

 

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