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ça s’est passé le 5 février 1917, en Algérie


ben bouNaissance de Mustapha Ben boulaid

« Un homme du peuple, un homme d’action très évolué, conscient de la situation des musulmans, de leur désir d’évolution ». Ainsi fut décrit M. Ben Boulaid , par un rapport officiel des services français. »

Mustapha Ben Boulai, est un chef historique de  la révolution Algérienne. Né à Arris dans les Aurès, il fut scolarisé à l’école primaire de Batna, où il reçut son certificat d’études primaires. Mobilisé au cours de la seconde guerre mondiale, il participa vaillamment aux combats, ce qui lui vaudra d’être nommé adjudant. De retour à Batna, il  adhère au PPA  (parti du peuple Algérien) avant qu’il ne soit dissout et remplacé en 1946 par le  M.T.L.D. (mouvement pour le triomphe des libertés démocratique) interdit par les autorités françaises. Parallèlement, il joue un rôle important dans l’organisation spéciale Algérie (OS), ou il forme activement la jeunesse aux faits militaires et politiques, tout en hébergeant des militants pourchassés par l’armée Française, et n’hésitant pas à financer la procuration des armes.

En 1948, il se présente aux législatives sous la bannière du M.T.L.D et est élu triomphalement avec 10 000 voix, mais l’administration coloniale annule l’élection et nomme à sa place  Cadi Abdelkader. Dès lors, il commence à être suivi de près par la police française.

Ben Boulaid, conscient de l’intérêt que lui portaient les services français depuis l’élection, fait mine de se retirer de la politique, mais oeuvre clandestinement à la propagation des idées nationalistes de son parti. Il devint un des principaux responsable de l’OS. dans les Aurès, accumulant un important dépôt d’armes qui servira le 1er novembre 1954.

Par ailleurs, il est désigné par le groupe des 22 comme membre au Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), qu’il considère comme organisme lui permettant de se procurer des armes à partir de l’Égypte, car Nasser aurait dit qu’il soutiendrait la lutte armée, une fois enclenchée en Algérie.  La révolution sera amorcée le 1er novembre 1954, et  M. Ben Boulaid est à la tête de la Wilaya 1, assurant l’enclenchement de l’insurrection.

En janvier 1955, il entreprend à pied un long voyage qui doit le mener à Tripoli pour se procurer les armes promises, mais qui ne sont jamais arrivées à bon port. Il est alors arrêté un mois plus tard, à la frontière Tuniso-Libyenne. Lors de son procès, le 22 juin 1955, il est rapidement jugé et condamné à mort, il s’évade le 4 novembre 1955 de la prison de Constantine, en compagnie de Tahar Zbiri, Laiffa Maghlaoui et reprend la tête du maquis Auressien.

Les sources officielles disent qu’il serait mort victime d’un colis piégé, le 22 mars 1956, livré par le deuxième bureau Français au maquis, mais faute de preuves, la thèse de l’assassinat par ses compagnons d’armes, reste soutenue, et la question demeure posée sur les auteurs réel de ce crime.

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