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1965: Résistance armée à Franco


24887159-26468643Un récit de la lutte armée clandestine des anarchistes et antifascistes contre le régime du général Franco après la guerre civile.

La lutte de guérilla contre le franquisme apparût réellement dans les jours qui suivirent le soulèvement militaire contre la république espagnole le 18 juillet 1936. Dans tout le pays, les travailleurs/euses lancèrent une révolution et prirent les armes contre les forces armées. Dans les zones qui tombèrent immédiatement aux mains de l’armée mutinée, une répression sanglante fut promptement mise en œuvre et cela obligea de nombreux antifascistes à prendre le maquis pour sauver leurs peaux. Cela se répéta pendant près de 3 ans, chaque fois qu’une région, l’une après l’autre, était conquise par l’armée franquiste et cela s’étendit virtuellement à toute la péninsule après que les troupes républicaines se soient rendues dans la région du Levant central le 31 mars 1939. Peu de choses ont été écrites sur l’échelle atteinte par la lutte armée contre Franco après la guerre civile. Peu de choses sont encore connues. Une épaisse couverture de silence a été jetée sur les combattants, pour de nombreuses raisons. D’après l’ami personnel de Franco, le lieutenant-général de la Garde Civile CamiloAlonso Vega – qui fut responsable de la campagne anti-guérilla pendant 12 ans – le « banditisme » (le mot qu’utilisèrent toujours les franquistes pour qualifier l’activité de guérilla) fut « d’une grande ampleur » en Espagne, en ce qu’il « perturba les communications, démoralisa les gens, affaiblit l’économie, brisa l’unité et nous discrédita au yeux du monde extérieur ». Quelques jours avant que ces mots ne soient prononcés, le général Franco lui-même avait justifié le silence pesant recouvrant les rapports concernant l’opposition armée et les efforts déployés pour la stopper, quand il avait déclaré que « les sacrifices de la Garde Civile dans les années suivant la seconde Guerre Mondiale, furent f ait d’abnégation et de silence car, pour des raisons politiques et de sécurité, il était inapproprié de rendre public les endroits, les affrontements, les pertes ou le nom de ceux qui étaient tombés dans l’exercice de leur devoir, dans un sacrifice héroïque et inexprimé ». Cette chape de plomb a continué jusqu’à nos jours. Dans un programme de la télévision espagnole (TVE),intitulé « Guerre de guérilla » et enregistré en 1984, le général Manuel Prieto Lopez se référa cyniquement aux combattants anti-franquistes comme à des bandits et des tueurs. Bien que cela ne soit pas surprenant – durant la période dite de « transition à la démocratie » (novembre 1975 à octobre 1982) toutes les forces politiques, la haute finance, les industriels, les autorités militaires et religieuse décidèrent que les références au passé était encombrantes et que le bain de sang prolongé de l’ère franquiste devait être laissé dans l’oubli. Ce consensus se maintient fermement aujourd’hui encore, et l’envie des historienNEs de lever le voile se heurte à des obstacles insurmontables lorsqu’ils/elles tentent d’examiner les archives de l’État, de la Garde Civile et de la police. [ ]

Lire le texte dans son intégralité: https://cras31.info/IMG/pdf/1939_1965_la_resistance_armee_a_franco.pdf

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